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Le viager prend fin par le décès
du vendeur-crédirentier: l'obligation faite au débirentier
de verser la rente cesse avec ce décès (sauf hypothèse
déjà évoquée de rente réversible).
En outre, si la vente portait sur un viager occupé, le débirentier
retrouve l'entière disposition du logement, notamment pour
l'occuper personnellement ou le donner en location.
Le contrat de vente viagère peut également
contenir une clause de rachat de la rente, permettant au débirentier,
par le versement d'un capital, de s'affranchir pour l'avenir du
paiement de la rente. Cette possibilité peut être intéressante,
notamment lorsque le vendeur vit plus longtemps que prévu.
Mais si le contrat ne comporte pas de clause de rachat, le débirentier
ne peut racheter le capital et doit donc verser la rente jusqu'au
décès du crédirentier (Code civil, Art. 1979).
Le décès du débirentier ne met
pas fin au viager: ses héritiers sont en effet tenus de continuer
le versement de cette rente, sans quoi le crédirentier pourrait
demander l'annulation de la vente et le retour du logement dans
son patrimoine.
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