Le viager, mode d'emploi :
Crédirentier et débirentier
La vente en viager va mettre en relation un vendeur
et un acquéreur: le vendeur est appelé le «
crédirentier », car il est créditeur de la rente
viagère, alors que l'acheteur, débiteur de la rente,
est appelé le « débirentier ». Quant aux
sommes correspondant au paiement de la rente, elles sont appelées
« arrérages ».
Viager libre ou occupé
Lorsqu'ils concluent une vente en viager, le vendeur
et l'acquéreur peuvent convenir d'un viager libre ou d’un
viager occupé.
Viager libre
Dans cette hypothèse, l'acquéreur
ou débirentier dispose entièrement du bien: il peut
l'occuper ou le donner en location, comme bon lui semble. En contrepartie,
il est responsable et redevable de tous les travaux, charges et
frais d'entretien. Il paiera tous les impôts dus au titre
de propriétaire. |
|
Viager occupé
Lorsque le viager est dit « occupé
», le vendeur conserve la disposition du logement objet de
la vente et ce, jusqu'à son décès.
Il existe deux variantes du viager « occupé »
selon que le vendeur ne conserve qu'un droit d'usage et d'habitation
sur l'immeuble ou qu'il s'en réserve l'usufruit:
-
si le vendeur conserve l'usufruit, il conserve
la disposition du logement, non seulement pour l'habiter, lui
ou sa famille, mais également pour le louer.
-
si le vendeur conserve un simple droit d'usage
et droit d'habitation, il peut continuer d'occuper le logement
vendu, mais uniquement pour ses besoins personnels et ceux de
sa famille. Il ne peut donc le donner en location à des
tiers (Code civil, Art. 631) ;
Dans le cas d'un viager occupé, la question
se pose évidemment de savoir qui, du débirentier ou
du crédirentier, doit supporter le coût des travaux
éventuels sur le logement ou l'immeuble, des réparations,
etc. La répartition est en principe la suivante, sachant
que les parties peuvent, dans le contrat de vente, prévoir
d'autres modalités:
-
si le crédirentier a conservé
un droit d'usufruit, il doit en principe assumer les réparations
d'entretien courant, le débirentier conservant la charge
des grosses réparations: travaux sur les murs porteurs,
toitures... (Code civil, Art. 605 et 606);
-
si le crédirentier a conservé
un simple droit d'usage et d'habitation, c'est aux deux parties
qu'il revient de fixer les charges incombant à chacune
d'elles.
Qu'il y ait réserve d'usufruit ou droit d'usage,
le plus simple est peut-être de s'en remettre à la
définition des charges et réparations locatives applicables
à la location d'un logement.
Si le viager est occupé, les impôts locaux sont en principe
répartis de la façon suivante:
En cas de viager occupé avec droit d’usage
et d’habitation et de libération définitive
du logement par le crédirentier avant son décès,
il est fortement conseillé de prévoir une récompense
qui se traduit par une augmentation de la rente viagère au
moment de la remise des clés.
En pratique, pour éviter le risque de location et les difficultés
qui pourraient survenir pour faire libérer le local à
la mort du vendeur, le viager avec réserve de droit d'usage
et d'habitation est plus répandu que le viager avec réserve
d'usufruit.
Suite >>>
Dominique CHARRIER
Portable : 06.62.55.93.20
Tél/Fax : 05.56.20.65.74
E.mail : dominique-charrier@wanadoo.fr
|
 |
|
 |